« Entendez-nous dans nos campagnes », le retour

Il y a un peu plus de trois mois, un mouvement de population inédit a accompagné la décision de confinement liée à la crise du Covid-19 en France et dans le monde. Fuyant l’exiguïté de leurs logements, la promiscuité dans l’espace public, mais aussi le béton et la pollution, des milliers de personnes ont déserté les villes pour remplir les campagnes. Pour un temps, celles-ci sont redevenues attractives aux yeux de celles et ceux qui les avaient quittées, volontairement ou par contrainte, pour travailler ou suivre des études.

Il y a fort à parier que cette surprenante « mise au vert » affectera de manière durable les psychologies, aussi bien individuelles que collectives. Alors que le déconfinement se met progressivement en place et qu’un « après » se dessine fou et hésitant, Entendez-nous dans nos campagnes souhaite montrer que la ruralité aura sa carte à jouer.

Des entreprises s’y créent localement, d’autres perdurent de génération en génération. Plus qu’ailleurs, le tissu associatif, particulièrement dense, tente de trouver des alternatives pour pallier l’effacement des services publics. Surtout, les habitants de ces territoires très étendus sont fiers de leur « qualité de vie » : nature préservée, réseaux de solidarité très actifs, rythme de vie et de travail — voire de télétravail — plus harmonieux que dans les centres urbains. 

Sans misérabilisme ni angélisme, nous souhaitons à travers ce média, vous immerger au cœur des problématiques touchant les campagnes. En nous appuyant sur les mots et les ressentis des acteurs associatifs, politiques et économiques. Mais surtout, sur ces habitants qui vivent au quotidien cette réalité. Entendez-nous dans nos campagnes, un nom, une revendication.

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